18/07/2013

Must have been Love.

Il y a quelques vendredis de cela, harrassée par une semaine trépidante de "Vis ma vie de glam shine star"

(L'excellente Glenn Close pas si far que ça lors de la dernière cérémonie de remise des Golden Globes à Holliwoude)*

Je me suis affalée tranquillement avec l'envie de regarder . . .  Un film romantique.
Oui oui.
Tu as bien lu.

Exit les productions américaines à l'eau de rose pour moi (quoique . . .  Il y a de très bonnes romances indie aux States), j'ai eu envie de tester le cinéma nordique.  Et je suis tombée sur un petit bijou.

"Must have been Love" est un film Finno-Suédois du réalisateur Finlandais Eirik Svensson.  C'est un film lent, tourné caméra sur l'épaule, qui nous fait voyager d'Istanbul à Oslö, et de Helsinki à Berlin. 

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Toi aussi, amuse-toi à prononcer le titre du film en finnois sur ce poster très période "Bilitis".

Le film débute en plan rapproché sur l'héroïne du film, une jeune femme finlandaise prénommée Kajsa, que l'on voit de dos reconnaître un homme dans un supermarché.  Un homme, qui, visiblement, ne la reconnaît pas.

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Ceci est un Norvégien moustachute au rayon des pâtés.

Elle lui parle de leur rencontre d'il y a quelques mois à Istanbul.  Mais il ne se souvient de rien.  Ni d'elle, ni de ses amis.  Elle s'éloigne, décontenancée.

Flash-back et détour par la Turquie.  On découvre que Kajsa est en fait danseuse et chorégraphe en résidence avec deux amies pour quelques temps à Istanbul. 

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Un soir, elle sort dans les petites ruelles à la recherche d'un night shop, et découvre en revenant devant l'immeuble où logent ses amies qu'elle en a oublié les clefs.  Heureusement pour elle, arrivent alors les voisins d'immeuble, à qui elle demande un téléphone à prêter afin qu'on lui ouvre. Parmi les trois hommes se trouve Jacob, un norvégien qui intrigue fortement Kajsa.

Must have been love, film, finlandais

Les trois jeunes femmes finlandaises se lient très vite aux trois norvégiens, ce qui permet à Kajsa de faire un peu plus la connaissance de Jacob.

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Moi aussi, je veux boire du vin avec un norvégien moustachute sur les rives du détroit de Bosphore.

Le fait est qu'après ces quelques jours dans la douce moiteur byzantine, chacun est forcé de rentrer chez soi.

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Kajsa est envoyée en workshop à Oslö, et y recroise Jacob, comme au début du film. 

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Voyons-voir, quel pâté vais-je bien prendre ?

Oui mais voilà, lui, il ne la reconnaît pas.  Que s'est-il passé ?  Que s'est-il non passé ?  Ce mystère est aussi épais que le brouillard tapissant le bras de mer istanbuliote le matin où ils se sont rencontrés.  Consternée et bouleversée, Kajsa tente bien que mal de se concentrer sur son travail de chorégraphe, dans lequel elle injecte toute son impuissance.

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Le film comporte de très beaux visuels décrivant la douceur sucrée d'Istanbul, opposée à la froideur candide d'Oslö, mais aussi de très jolies scènes de chorégraphie et de mouvement, que j'ai beaucoup aimées.

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Je ne vous raconterai rien de plus sur le déroulement cinématographique, mais le film m'a vraiment beaucoup touchée.
J'ai adoré ce film de contemplation.  D'abord pour l'envie qu'il m'a donnée de partir découvrir les villes qu'on y traverse le temps d'une histoire.  Puis aussi parce qu'une histoire d'amour, aussi foudroyante soit-elle, n'est mieux que dégustée dans la lenteur de sa chute.

Et c'est bien là toute sa beauté.

Voyez-le.

16:53 Écrit par Tasse de Beauthé dans Inner Life | Lien permanent | Commentaires (0)

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